Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 22:30

gianadda2.jpggianadda2.jpggianadda-copie-1.jpg

 

http://www.gianadda.ch/wq_pages/fr/expositions/ 

Nicolas de Staël 1945 - 1955 staelportrait.jpg

18 juin – 21 novembre 2010
La Fondation Pierre Gianadda présente pour la deuxième fois depuis 1995 une importante rétrospective du peintre Nicolas de Staël, un des artistes européens les plus influents de la période de l’après-guerre. Le commissaire de l’exposition, Jean-Louis Prat, a choisi de focaliser cette présentation sur 10 ans, 10 ans intenses où l’artiste crée un langage radicalement nouveau entre abstraction et figuration.

L’exposition réunit une centaine d’oeuvres en provenance des plus grandes collections publiques et privées d’Europe et des Etats-Unis (notamment : Centre Georges Pompidou, Paris ; Henie-Onsad Art Centre, Norvège ; Kunsthaus, Zurich ; Kunstmuseum, Berne ; The Phillips Collection, Washington) et de la famille de l’artiste.

 

Petits et grands formats, tous les thèmes sont abordés : la Nature, paysages d’Agrigente, nus, footballeurs… La juxtaposition d’oeuvres très connues et de quelques découvertes engendre une lecture différente de l’oeuvre.

 

 

br.JPG 9 octobre 2010

 

Inconnu de Vous "Ce Prince Foudroyé",  vous a touché et séduit par son oeuvre luxuriante flamboyante et sa vie hors du commun.
Il est des rencontres qui sont des révélations et ouvrent des horizons jusque là méconnus.

C'est une richesse inouie que nous offre ces hommes hors du commun dans la découverte de la réalité, du rapport aux choses

 

"Toute ma vie j'ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m'aider à vivre, pour me libérer de mes impressions de toutes les sensations, de toutes les inquiétudes auxquelles je n'ai trouvé d'autre issue que la peinture."

 

L'espace pictural est un mur, mais tous les oiseaux du monde y volent librement, à toutes les profondeurs"

 

 

agrigente.jpg             stael_atelier_pm.jpg

           Agrigente  1954                                                                                           l'Atelier 1954

 

 stael_stevictoire.jpg stael_le-concert.jpg

            Sainte-Victoire    1953                                                                           Le concert  mars 1955

 

"L’artiste  nous donne accès  non pas à une représentation fantaisiste  de la réalité, mais à la réalité même . Celle-ci est beaucoup plus difficile d’accès  que nous ne pourrions le croire:"  Bergson 

 

 

« À quoi vise l’art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l’esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience? Le poète et le romancier qui expriment un état d’âme ne le créent certes pas de toutes pièces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n’observions en nous, jusqu’à un certain point, ce qu’ils nous disent d’autrui. Au fur et à mesure qu’ils nous parlent, des nuances d’émotion et de pensée nous apparaissent, qui pouvaient être représentés en nous depuis longtemps, mais qui demeuraient invisibles : telle l’image photographique qui n’a pas encore été plongée dans le bain où elle se révélera. Le poète est ce révélateur. Mais nulle part la fonction de l’artiste ne se montre aussi clairement que dans celui des arts qui fait la plus large place à l’imitation, je veux dire la peinture ; les grands peintres sont des hommes auxquels remonte une certaine vision des choses qui est devenue ou qui deviendra la vision de tous les hommes. Un Corot, un Turner, pour ne citer que ceux-là, ont aperçu dans la nature bien des aspects que nous ne remarquions pas. – Dira-t-on qu’ils n’ont pas vu, mais créé, qu’ils nous ont livré des produits de leur imagination, que nous adoptons leurs inventions parce qu’elles nous plaisent, et que nous nous amusons simplement à regarder la nature à travers l’image que les grands peintres nous en ont tracée ? – C’est vrai dans une certaine mesure; mais, s’il en était uniquement ainsi, pourquoi dirionsnous de certaines oeuvres – celles des maîtres – qu’elles sont vraies? Où serait la différence entre le grand art et la pure fantaisie? Approfondissons ce que nous éprouvons devant un Turner ou un Corot : nous trouverons que si nous les acceptons et les admirons, c’est que nous avions déjà perçu quelque chose de ce qu’ils nous montrent. Mais nous avions perçu sans apercevoir. C’était, pour nous, une vision brillante et évanouissante, perdue dans la foule de ces visions également brillantes, également évanouissantes, qui se recouvrent dans notre expérience comme des dissolving views et qui constituent par leur interférence réciproque, la vision pâle et décolorée que nous avons habituellement des choses. Le peintre l’a isolée ; il l’a si bien fixée sur la toile que, désormais, nous ne pourrons nous empêcher d’apercevoir dans la réalité ce qu’il y a vu lui-même ».
Henri BERGSON, Matière et Mémoire (1896), PUF, 1968, p. 148 sq.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by wan - dans art
commenter cet article

commentaires